« Ce monde, qui est soumis au temps, est comparé à la nuit, tandis que le monde à venir, qui est au‑dessus du temps, est comparé au jour. » (Liqouté Halakhot, Rabbi Nathan de Breslev)
Rabbi Nathan nous enseigne ici une clé pour comprendre notre condition sur terre : ce monde est comparé à la nuit. Non pas parce qu’il est nécessairement sombre ou triste, mais parce qu’il est voilé, changeant, soumis au temps qui passe. Tout y est fluctuation : la lumière vient, puis repart ; la clarté se mêle aux doutes, les épreuves surgissent, et l’on avance souvent sans tout voir.
Le monde à venir, lui, est comparé au jour — une lumière continue, sans confusion, sans alternance. Là-bas, il n’y a plus de voile. On ne cherche plus : on voit.
Mais déjà ici-bas, dans notre nuit, nous pouvons capter des éclats du jour à venir. Une prière dite avec cœur, une parole vraie, un choix juste au milieu de la confusion : ce sont des étincelles du Olam HaBa. Et chaque fois que nous rappelons cela, nous rendons la nuit moins obscure — et notre marche plus lumineuse.


